sábado, 21 de fevereiro de 2009

La France et sa noble cleptomanie

En plus des patrimoines volés, je voulais bien savoir combien d’argent bloqué par le système bancaire français existe

Chez un ami il y a un étager plein de verres volés de quelques pubs de plusieurs pays. Partout dans la France on trouve des choses pareils – Louvre, Musée de Beaux Arts de Lyon, des obélisques etc etc. Ok, ils ne sont pas les seuls : les anglais sont aussi très forts dans ce sport, aussi comme l’Espagne, le Portugal, les Etats Unis, la Chine e dans une dimension plus petite, même le Brésil (c’est pas gratuitement qu’on a un grand territoire).

Attention au fait : la Chine a réclamé dans la justice française la restitution de deux œuvres en bronze, prises du Palais d’été (patrimoine Unesco depuis 1998) par des troupes franco-britanniques autour de 1860 – seconde guerre de l’opium. La demande est venue à l’occasion de la mise en vente, à Paris, d’une collection d’art appartenue au récemment décédé Yves Saint-Laurent et au entrepreneur Pierre Bergé.

Pourtant, le goût historique pour les pillages semblent donner des arguments aux responsables des enchères : contre le gouvernement chinois ils ont rappelé une jurisprudence qui permet la permanence en France des œuvres pillées Grèce, Rome et en toutes les parties du monde – sinon le Musée du Louvre, le plus visité du monde, risquerait d’être vidé de son valeur speciaux.

Ces arguments semblent avoir tranquillisé M. Bergé qui a ironisé la situation en se disant prêt à ramener les pièces chez les chinois s’ils commencent à «respecter les droits de l’homme » et rendent la « liberté » au Tibet.

Tibet et emeurtres de journalistes à côté, on pourrait enterrer la discussion sur l’appropriation des patrimoines nationaux par des anciens empires et potences coloniaux si l’on acceptait, tout simplement, écarter l’étude de l’histoire comme un outil pour mieux comprendre le monde actuel et, pourquoi pas, l’améliorer (une pensée très française, d’ailleurs, diffusée par des intellectuels comme Marc Ferro et Jacques Le Goff).

Comment ça touche le quotidien
J’ai eu une belle soirée dans ma dernière visite à Paris. Avant d’entrer au Louvre par le Jardin des Tuilleries, ma copine Giuliana et moi avons marché dans les « Champs Elysées » depuis l’Arc du Triomphe jusqu’au obélisque égyptien dans la Place de la Concorde.

Pendant je lisais pour la première fois les inscriptions sur le piédestal de l’obélisque et j’apprenais comment les français l’avaient emporté chez eux, je me souvenais d’un copain de Lyon, le québécois Daniel Loutfi, qui m’a raconté sur son voyage au Egypt. Il y avait un obélisque (restitué par François Miterrand) mais il y a avait aussi une place pour un autre : cela qui était devant moi.

Exactement comme posséder la place originale de ce monument, Giuliana « possède » un chèque de environ €20 (remboursement de la caution de son premier logement à Lyon, où elle a resté pour environ un mois). Sa colocataire, Stefania « possède » un chèque pareil.

Mais comme l’horloge reçue par les égyptiens en change de l’obélisque n’a jamais marché, les deux italiennes ne peuvent pas changer le chèque pour de l’argent parce qu’elles l’ont reçu après clôture leurs comptes bancaires en France et le chèque est payable seulement par des institutions bancaires françaises dans un compte personnel.

Comme Giuliana ne croyait pas dans cette situation, je suis allé avec elle chez BNP Paribas et le manager nous a confirmé : ce moins chère ne pas recevoir la somme que l’avoir en Italie.

Le pire était pour venir : elles ont aussi reçu €400 par rapport à la caution de son deuxième logement, où elles ont habité par environ quatre mois. Après l’état de lieux qui les a mis à la porte une journée avant de leur retour en Italie, l’entreprise a oublié de les rembourser et leur a envoyé, avec six moins de retard un autre chèque si sécurisé que même elles, les propriétaires, risquent de n’avoir pas la somme.

La première fois que j’ai quitté la France pendant mon séjour en Europe j’ai vécu une situation pareille : « je vais quitter la France demain à cause d’une urgence et je veux me démissionner », j’ai dit au restaurant où je travaillais comme cuisinier.

Je suis parti avec un chèque d’environ € 200, payable exclusivement en France et une somme en argent référent au paiement « en noir ». L’argent légal j’ai eu plus de deux mois après, quand je suis retourné de l’Italie – si mon urgence était vrai et si je serait vraiment rentré au Brésil, je n’aurait jamais eu les €200.

J’aimerais savoir combien de gens ont leur argent bloqué en France. Entre touristes, étudiants erasmus qui rentrent chez eux, étudiants des autres parties du monde et même si ça se passe avec les français. Alors, peut être que je vais écris sur ça prochainement.

Et la France moderne?
Ok, il n’existe plus de colonies. Maintenant elles s’appellent territoires d’outre-mer ou quelque chose semblable, même que la France n’ait pas eu tort en coloniser et esclavager (à voir : http://survie.org/Conferences-Du-racisme-francais.html). Mais l’état français se n’est pas arrêté :

C’est pas rare de trouver un grand et connu établissement qui fonctionné au noir – contacte le travail des jeunes universitaires et ne paie pas les tasses dues au système social. Mais, il est plus intéressant discuter comment mettre en prison les gens qui téléchargent des films sur internet ou comment entrer dans les écoles et feuiller les enfants. Encore : c’est mieux menacer l’univers du football avec la retraite de la super équipe française du terrain en cas de la marseillaise (la chanson symbole du pouvoir, liberté et égalité pour les bourgeois) subir un nouveau sifflement.

Et les dettes bancaires ? En plus de l’aide au logement que la CAF doit, au moins, à deux de mes amis (somme de environ €1000 qui n’a pas été payé parce qu’ils ont quitté la France avec une promesse de la recevoir dans un compte au Brésil) je connais aussi une autre dette du Crous.
J’ai travaillé dans la sandwicherie du Crous de Lyon et je n’ai pas encore reçu mon salaire de novembre 2008.

- Je vais quitter la France définitivement et je veux me licencier.

- Ok, mais je ne sais pas si on pourra te payer pour le temps que t’as travaillé avec nous, m’a dit Mme. Sauvage, directrice responsable pour mon contracte. Comme le paiement vient toujours avec une décalage de un mois pour les employés du Crous de Lyon, je était déjà hors de la France sans un compte français pour recevoir l’argent quand il est arrivé le jour de paie.

- Alors, vous pouvez me payez avant que je parte.

- C’est impossible. Mais je te remercierais si tu pourrais travailler jusqu’au 19 décembre au lieu de t’arrêter au 15. On ne peut pas embaucher un autre si vite.

La solution trouvée : ils m’auraient fait le versement d’argent sur mon compte brésilien.

- Qui va payer les tasses de change internationaux ? je leur ai demandé.

- ça n’existe pas, c’était la réponse.

Le salaire de décembre m’est arrivé au début de février et cela de novembre n’est pas encore arrivé.

Combien d’étrangers travaillent en France et ne reçoivent pas le salaire parce qu’ils doivent rentrer à leurs pays ou, simplement, ne veulent quitter la

France sans clôturer le compte bancaire ??? C’est très important clôturer le compte pour n’avoir pas de problèmes, non ?

Combien d’argent reste retenu en France ? C’est une question à poser.

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